La Tour Eiffel attire-t-elle vraiment la foudre ?
Paratonnerre géant ou simple décor à éclairs : la vérité sur la relation entre la Dame de Fer et les orages parisiens.
Publié le 29 juin 2026 · 5 min de lecture · Nova League Éditions
Chaque été, dès qu'un orage approche Paris, la même image revient : un éclair qui semble jaillir de la pointe de la Tour Eiffel. Coïncidence photogénique ou réalité physique ? La réponse est nette : la Tour est l'un des paratonnerres les plus efficaces de la capitale.
Combien de fois la Tour Eiffel est-elle frappée par an ?
Une dizaine d'impacts en moyenne par an. Sa pointe à 330 mètres, prolongée par une antenne, en fait le point le plus élevé du centre de Paris — et donc le chemin le plus court entre les nuages chargés et le sol.
Pourquoi attire-t-elle autant la foudre ?
La foudre cherche le chemin le moins résistant. Une structure métallique haute, isolée, conductrice : la Tour coche toutes les cases. C'est exactement ce que Benjamin Franklin avait théorisé en 1752 avec son paratonnerre.
Protège-t-elle vraiment son quartier ?
Oui. En captant la foudre et en l'évacuant vers le sol par ses pieds en fonte, la Tour réduit drastiquement le risque d'impact dans le 7ᵉ arrondissement. Sans elle, beaucoup d'orages frapperaient les toits voisins.
Pourquoi cette image fascine-t-elle autant ?
Parce qu'elle réunit deux symboles : la prouesse humaine (la Tour) et la puissance brute du ciel (la foudre). C'est exactement cette tension qui anime La Dernière Tempête, un roman court de Sarah Arden où la Tour Eiffel disparaît un soir d'orage — et où Paris bascule.
Questions fréquentes
- La Tour Eiffel est-elle dangereuse pendant un orage ?
- Non pour la structure : elle est conçue pour évacuer la foudre. Les visiteurs ne sont jamais exposés directement, et son sommet est fermé en cas d'orage.
- Peut-on photographier un éclair sur la Tour ?
- Oui, beaucoup de photographes la guettent depuis le Trocadéro ou le pont de Bir-Hakeim. Il faut une pose longue et beaucoup de patience.